AURELIEN BARRAU LE PLUS GRAND DÉFI DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ LIVRE AUDIO

Aurélien Barrau, né le 19 mai 1973 à Neuilly-sur-Seine, est un astrophysicien français spécialisé en relativité générale, physique des trous noirs et cosmologie. Il est directeur du Centre de physique théorique Grenoble-Alpes et travaille au Laboratoire de physique subatomique et…

AURELIEN BARRAU LE PLUS GRAND DÉFI DE L'HISTOIRE DE L’HUMANITÉ LIVRE AUDIO

Source

0
(0)

Aurélien Barrau, né le 19 mai 1973 à Neuilly-sur-Seine, est un astrophysicien français spécialisé en relativité générale, physique des trous noirs et cosmologie. Il est directeur du Centre de physique théorique Grenoble-Alpes et travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble (LPSC) au sein du polygone scientifique. Il est également professeur à l’université Grenoble-Alpes.

Il a été invité en tant que visiteur à l’Institute for Advanced Study (IAS) de Princeton, à l’Institut des hautes études scientifiques (IHES) de Bures-sur-Yvette1 et à l’Institut Périmètre de physique théorique (PI) au Canada2.

Il a été membre du comité de direction du Centre de physique théorique de Grenoble-Alpes et du laboratoire d’excellence ENIGMASS, et responsable du master de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble. Il est membre nommé du Comité national de la recherche scientifique (CoNRS), section physique théorique. Il travaille actuellement sur la gravitation quantique.

Il est également docteur en philosophie. Militant écologiste, il est souvent classé proche des thèses collapsologistes, bien qu’il récuse cette étiquette3 et est favorable à la décroissance.

De 1990 à 1992, il étudie en classe préparatoire aux grandes écoles, Math-sup et Math-spé P’, au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. Il obtient son diplôme d’ingénieur à l’École nationale supérieure de physique de Grenoble (aujourd’hui fondue dans Grenoble INP-Phelma) en 1995, en étant major de promotion. Il obtient simultanément un diplôme d’études approfondies (DEA) en physique de la matière et du rayonnement (filière physique subatomique) de l’université Joseph-Fourier (Grenoble-I) en 1995 en étant à nouveau major de promotion. Il obtient son doctorat en astrophysique à l’université Joseph-Fourier4 en 1998 avec la mention très honorable et les félicitations du jury, sur le sujet « Astrophysique gamma de très haute énergie, étude du noyau actif de galaxie mrk501 et implications cosmologiques », travail mené au LPNHE-Paris. Son habilitation à diriger des recherches (HDR) lui est délivrée en 2004 sur la thématique des trous noirs primordiaux.

Il obtient un autre doctorat, en philosophie, à l’université Paris-Sorbonne, soutenu en 2016 avec la mention très honorable et les félicitations du jury5, portant sur « Anomies : une déconstruction de la dialectique de l’un et de l’ordre, entre Jacques Derrida et Nelson Goodman ». Le travail a été mené aux archives Husserl de l’École normale supérieure et dirigé par Marc Crépon.

Aurélien Barrau travaille sur l’Univers primordial et la phénoménologie de la gravitation quantique.

Il est membre — avec Roger Penrose et Lee Smolin — du conseil scientifique du centre Sami Maroun pour la gravitation quantique.

Aurélien Barrau à l’IHES en 2009.
Les activités expérimentales d’Aurélien Barrau ont porté sur l’astronomie gamma : il a étudié l’émission à très haute énergie des quasars — ou noyaux actifs de galaxies — et utilisé ces résultats, avec Jean-Loup Puget (responsable de l’expérience Planck), pour une mesure originale du fond diffus infrarouge venant des premières galaxies. Il s’est ensuite tourné vers l’expérience de recherche d’antimatière et de matière noire AMS, actuellement en fonctionnement sur la Station Spatiale Internationale ; puis vers le très grand télescope LSST destiné à la compréhension de l’énergie noire, dont il est responsable de l’étalonnage de la caméra.

Ses activités théoriques se sont portées sur les couplages entre les champs quantiques et les trous noirs. Il a montré que l’évaporation de Hawking des trous noirs gardait l’empreinte de l’existence éventuelle de dimensions supplémentaires6 ou d’une modification de la théorie gravitationnelle7 et a proposé de nouvelles manières de rechercher des trous noirs primordiaux8. Il a également suggéré un scénario original de recherche d’effets de gravitation quantique « locale » avec les trous noirs9. Dans le domaine de la cosmologie quantique, il a étudié les conséquences observationnelles, dans le rayonnement cosmologique fossile, des effets qui pourraient avoir eu lieu proche du Big Bang10. Il a proposé — en particulier avec Martin Bojowald — un modèle de « Big Bounce », issu de la gravitation quantique à boucles, où le temps disparaîtrait à très haute densité et où la structure de l’espace-temps deviendrait euclidienne11. Il travaille également, avec Carlo Rovelli, sur la possibilité que les trous noirs soient en réalité des objets en rebonds ou « étoiles de Planck »12

Prix et distinctions scientifiques
2006 : Prix international Bogoliubov de physique théorique (young scientist)18,19
2009 : Membre junior de l’Institut universitaire de France (IUF)20
2010 : Médaille de l’université Joseph-Fourier
2012 : Prix Thibaud de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, remis par Cédric Villani, médaille Fields de mathématiques21
2016 : Nommé membre de rang A du comité national du CNRS – section physique théorique

0 / 5. 0