Blue Castle Beard / la marseillaise

version longue du film (certes polyglotte comme le veut le principe de satyre ménipée prôné par Kristeva dans Tel Quel mais dans l’ensemble “francophone”, créolisation de l’échange lingüistique prônée par C.Hagège aux années 80) où l’on peut finalement entendre la…

Blue Castle Beard / la marseillaise

Source

0
(0)

version longue du film (certes polyglotte comme le veut le principe de satyre ménipée prôné par Kristeva dans Tel Quel mais dans l’ensemble “francophone”, créolisation de l’échange lingüistique prônée par C.Hagège aux années 80) où l’on peut finalement entendre la marseillaise écrire au monstre une lettre et une autre à l’autre monstre

ça doit faire autour de 22 minutes, sinon c’est pas la bonne copie

un film sur la crise/guerre/peste/fin-du-monde ne peut être mélancolique sans une touche maniaque d’utopie, c’est à dire un espoir (que l’on sait tous brissé et que l’on brise tous chez l’autre) qui n’est fondé que sur le fétichisme érotomaniaque

la fiction, tiré d’une idée de Nabyl Lahlou et Sophia Hadi (Tabite or not Tabite) d’un commissaire tout puissant et sanglant sur la politique du Maroc qui vivrait une vie normale à Paris m’a obsédé jusqu’à coller à ma propre perception de mon action d’artiste

je dois avertir qu’en tant que créateur je fais de l’auto-thérapie, à part d’aller voir le psy, et que si vous ne prenez pas en compte que ce type de création suppose une chose semblable à l’interprétation des rêves, et si vous avez la haine des pauvres et vous êtes procédurier vous allez faire une réception du film qui ne peut pas se considérer une conduite approprié de votre part et le peuple est juge, vous êtes pas à votre place ici

devant cela, j’ai opté pour faire ce que j’ai vu faire à tous les artistes, travailler

travailler dans plusieurs directions, brouiller les pistes aux uns et aux autres, il s’agit que ce petit espace qui semble luxueux mais qui est “juste ça” et qui n’a pas de tricherie, tienne pour que tienne ma forme humaine

mettons que j’ai tendance à faire un cycle psychique qui fait l’aller retour entre ce que serait une misogynie conditionnée et une philogynie venant du besoin d’avoir un pont tendu vers l’autre, et que l’autre ne peut être qu’autre ainsi, mais ici le marre du fond du verre, le fond de la nuit et l’émission de la bile proprement noire suppose la mise en abîme totale du chronique “nombrilisme” de la pure érotomanie et s’installle la distance morale, la dimension politique de la misère morale, prise du plus proche, du seul solitaire

récit critique, dessin, vintage, retro, metanovela, old paper, old ink, Shitao, peintre, patriarcat, déconstruction, shawarmaness, néopauvre, lumpen conscience, Blue-beard’s Castle, minotauro, Aleph, synchronie, satyre ménipée, sémiotique, quiétisme, francophonie, poetry, auto-fiction, Juliette Bagouet, Eve Livet, psychanalyse lacanienne, Andalousie, érudition, Naked Lunch, Nuit Debout, Mouvement d’Agitation Libertaire, heart-break, gastronomía revolucionaria

0 / 5. 0

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *